mardi

33 centimètres de cicatrices



33 centimètres de cicatrices, 1 centimètre par nuit
Sans toi la vie n’est pas très belle.
C’est ma peau qui s’ouvre, c’est mon corps qui bâille ; pourtant je n’ai pas sommeil.

J’ai perdu l’innocence et un bout de moi
Dans ton ventre
Comme on perd la foi
Et les ratures s’additionnent sur les livres sacrés, ravivant par le trait les blessures anciennes
Césarienne
Certaines douleurs ne s’effacent pas.

Alors, on attend, prostré, le front posé contre le mur
Que les aiguilles s’arrêtent, que l’horloge se taise.
Aujourd’hui
Je saurais te dire combien chaque seconde pèse.

Mais je ne parle plus, les mots sont futiles, ils ne marient dans ma bouche que la salive et la guerre,
le couteau et la chair
Et j’accouche dans le noir d’un enfant difficile
De l’union par le sang de tous les couples adultères.

Donne-moi de quoi haïr. Une caresse, un sourire...
Parle-moi encore
De toutes ces fleurs dont je me moque.




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