samedi

Yourte-nature (Avec du sucre)









Il y eu ce moment particulier, à flanc de colline,
où rien d'autre n'était nécessaire qu'un trèfle entre les lèvres.

Un improbable insecte grimpait le long de ma jambe.
En tout autre instant, je lui aurais prêté de mauvaises intentions à mon égard.
Je lui aurais accordé ma propre nature...
Seulement là, je comprenais enfin que j'étais simplement sur sa route ; et rien de plus.
Je n'étais sans doute pas le chemin le plus court,
mais il n'en savait rien,
et je crois, d'ailleurs, qu'il s'en foutait royalement.

De très loin, dans le murmure des arbres,
comme une forêt en marche,
j'entendais le vent venir sur moi.

Un papillon vint caresser ma joue
Un nuage couvrit le soleil
Un oiseau m'ignorât.

Le vent aussi.

Je fus traversé. Je n'existais plus.

Je crois qu'en cet instant,
j'ai eu l'immense privilège de faire partie de la vie.



1 commentaire:

  1. Ce texte est très beau...avoir "l'immense privilège de faire partie de la vie"...l'être qui ressent les lois naturelles de la nature et ses bienfaits, connaît l'essence même du bonheur..
    Merci à vous, votre belle plume a ensoleillé dimanche !

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